Retour accueil

#9 Action culturelle en milieu pénitentiaire - #8 Les ateliers d’écriture - #7 Rencontrer des auteurs - #6 Présence de la poésie contemporaine - #4 Les revues à la barre - #2 Livre d'artiste, livre de bibliophilie - #1 Fonds et politique d’acquisitions en librairie


Contrepoint(s) numéro 2
> Dossier : Livre d'artiste, livre de bibliophilie
Livre d'artiste, livre de bibliophilie... livre ! Dominique Mans
P.A.B : des bibliophiles alésiens au musée bibliothèque Pierre André Benoit. Axel HEMERY
Une collection publique : visite guidée. Gladys BOUCHARD
La bibliothèque et le patrimoine contemporain : "les livres singuliers" de la médiathèque la Durance à Cavaillon. Martine PRINGUET
Acquisitions précieuses et soutien de l'Etat. Claude GREIS
Pourquoi créer dans une bibliothèque de lecture publique un pôle autour de l'édition de livres différents. Martine CRIBIER
Jacques Clauzel : un portrait. Benoît LECOQ
Artiste et éditrice : où est la rigueur et où est la vague ? Astrid GERAUD
Figures du livre. Michaël GLÜCK



La direction régionale des affaires culturelles peut apporter un soutien financier à l’acquisition par les bibliothèques publiques de documents anciens, rares ou précieux. C’est en fonction de ces trois critères, qui peuvent être retenus séparément, que seront distingués les documents dits patrimoniaux : ils constituent le fonds patrimonial d’une bibliothèque, quelle que soit la taille de cette dernière, et à ce titre, exigent un traitement matériel et intellectuel particulier.
On s’accorde de plus en plus à considérer comme ancien tout document de plus de cent ans d’âge ; la rareté s’apprécie d’abord à l’échelle régionale : la pièce que l’on se propose d’acquérir est-elle déjà présente dans une bibliothèque proche ? quant au caractère précieux, il dépend de la valeur vénale et culturelle de l’objet. Il peut aussi bien s’agir d’ouvrages anciens que de manuscrits littéraires récents, d’estampes que de cartes ou plans, de correspondances que de livres de bibliophilie contemporaine ou d’affiches publicitaires, pour ne citer que les catégories les plus souvent représentées en bibliothèque.
Leur acquisition doit pouvoir se justifier dans le cadre d’une démarche raisonnée d’enrichissement des collections, qu’on veuille compléter un fonds existant , en développer un en rapport avec des spécificités locales ou régionales ( événements historiques ; personnalité ayant vécu ou séjourné dans les lieux ; activités économiques ou pratiques culturelles, etc…) ou constituer une collection représentative de l’histoire du livre dans sa plus grande diversité.
Des conditions de conservation, de traitement et de mise en valeur satisfaisantes doivent être assurées aux fonds patrimoniaux que l’on se propose de créer ou d’accroître avec le soutien de l’État ; celles-ci doivent autant que possible être conformes aux recommandations techniques formulées dans le guide « Protection et mise en valeur du patrimoine des bibliothèques » qui, publié en 1998 par la direction du livre et de la lecture, a été adressé à un très grand nombre de bibliothèques. Au delà des mesures élémentaires de sauvegarde et des règles en usage pour le traitement des documents, on notera qu’une politique d’acquisition qui ne s’accompagnerait pas d’une réflexion sur la mise en valeur et les publics du patrimoine écrit et graphique court le risque de laisser indifférents les représentants des collectivités appelées à la financer.
Pour ce qui est du soutien de l’État, il peut être demandé en complément lorsque le coût des acquisitions dépasse les capacités budgétaires normales de l’organisme concerné. Le taux de subventionnement varie notamment en fonction de l’intérêt de l’acquisition et des ressources financières de la collectivité Que l’on soit face à une pièce isolée ou à une collection constituée, ce coût hors taxes doit être supérieur à 10 000 F pour les communes de 5 000 habitants ou plus ; il peut descendre jusqu’à 5 000 F pour les communes de moins de 5 000 habitants. Dans le cas d’achats relativement onéreux, il peut être intéressant d’explorer la voie d’un cofinancement ajoutant aux moyens de la commune et de l’État ceux du département ou de la région.
Dans ce domaine des acquisitions patrimoniales comme pour toute question relative à la présence en bibliothèque de documents anciens, rares ou précieux, la DRAC travaille en concertation avec le bureau du patrimoine de la direction du livre et de la lecture. Il est utile de se rappeler que le bureau du patrimoine dépouille un grand nombre de catalogues de ventes publiques et de librairies spécialisées ; il est donc à même de signaler aux bibliothèques qui lui en font la demande l’apparition sur le marché de documents les intéressant plus particulièrement. Il est également en lien avec le Conseil national scientifique du patrimoine des bibliothèques (CNSPB) qui peut émettre des avis sur le prix et l’intérêt de certaines acquisitions ainsi que sur la pertinence des politiques d’acquisition suivies et sur leur cohérence au niveau régional ou national.

Claude Greis




Pour toute information complémentaire sur ces questions, il est possible de contacter Claude Greis qui, en tant que conseiller pour le livre et la lecture, est notamment chargé du domaine du patrimoine écrit.

Claude Greis
Conseiller pour le livre et la lecture
Direction régionale des affaires culturelles
BP 2051
34026 Montpellier cedex
Tél. : 04 67 02 32 15
Fax : 04 67 02 32 04
Mél : claude.greis@culture.fr


Haut de page



© 2002 C2LR - Design Kawenga Production