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Contrepoint(s) numéro 7
> Dossier : Rencontrer des auteurs
Editorial par Benoît Lecoq
L'auteur est là, vous aussi… Jean DEBERNARD
Fausse présence. René PONS
Pourquoi je rencontre des enfants. René ESCUDIE
Lire-Rencontrer. Gérard FABRE
Flambeurs et croqueurs. Régine DETAMBEL
Toujours est-il que j'ai accepté en plusieurs occasions de lire mes poèmes. Bernard CHAMBAZ
Pour la rencontre. Jean-Louis VIDAL
Ecrire c'est se plonger dans un territoire de solitude. Emmanuel DARLEY



Voici donc revenue la saison des champignons, de la rentrée littéraire et de Lire en fête.
Pour ce qui est des champignons, on ne saurait trop recommander l’excellent ouvrage du Professeur Jean Guillot (Les Champignons et les termes de mycologie, Paris, Nathan, 1993, 160 p.). En ce qui concerne la rentrée littéraire, on renverra au décapant édito du dernier Matricule des Anges. Quant à Lire en fête, Contrepoint(s) en est, comme chaque année, le meilleur instrument de référence et de promotion en Languedoc-Roussillon.
Bien des écueils guettent une manifestation comme Lire en fête. Tout d’abord le risque, évident, de donner à penser que trois jours dans l’année suffisent à rendre hommage au livre et à la lecture. Induit par le précédent, celui d’amener certaines institutions à consommer la majeure partie de leur (trop faible) budget d’animation sur le mois d’octobre, alors que l’action culturelle n’a de chance de porter que si elle s’inscrit dans une continuité cohérente.
Enfin, la belle et démonstrative unanimité de la manifestation flatte aussi certaines formes de nombrilisme, chacun étant trop occupé à sa propre programmation pour daigner être attentif à celle du voisin…
C’est le rôle de Contrepoint(s) que de contribuer, à sa manière, à corriger certains de ces défauts. Dans cette perspective, la thématique de ce numéro s’est rapidement imposée au comité de rédaction : pourquoi rencontrer des auteurs ? Comment les accueillir ? Enfin, last but not least, quels auteurs inviter ? Chacun voit bien ce qu’il y aurait de vain et de médiocre, pour une institution de service public, à faire la promotion d’auteurs que les médias célèbrent déjà bruyamment. Il est sain de laisser Michel Houellebecq et Catherine Millet à Guillaume Durand. En dehors même de ces exemples paroxystiques (Extension du domaine de la vanité et Vie de supermarché), quel intérêt à promouvoir la prose d’un Marc Lambron ou d’un Jean d’Ormesson ? Non, c’est sur une littérature de qualité que laissent trop souvent dans l’ombre des médias soucieux de rentabilité et d’événements que nous devons faire porter nos efforts. Les bons auteurs ne manquent pas, y compris au catalogue des grandes maisons d’édition. Quant aux bons éditeurs, ils sont légion.
A cet égard, on saluera comme elle le mérite la toute récente parution du dernier volume de la collection "Bibliothèques" du Cercle de la Librairie consacré à "Littérature contemporaine en bibliothèque" et dont le chapitre final, sous la plume de Thierry Ermakoff, traite précisément de l’accueil des écrivains. Tous comptes faits, ce petit livre est peut-être l’événement de la rentrée…

Benoît Lecoq


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