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Milieu pénitentiaire
[27 juillet 2007]
Actualités

Actes du séminaire organisé par la Fédération
Interrégionale du Livre et de la Lecture (FILL) le 9 février
2007, en partenariat avec la Cité des sciences et de l'industrie,
avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication
et du ministère de la Justice.
Action culturelle en direction des personnes placées sous
main de justice.
Quel rôle peut jouer la culture dans les peines alternatives
à l'incarcération et les mesures d'aménagement
de peine?
>Actes
du séminaire sur l'action culturelle en direction des personnes
placées sous main de justice
Rapport sur les bibliothèques des établissements
pénitentiaires, Lieber Claudine et Chavigny Dominique, janvier
2005
>Rapport
sur les bibliothèques des établissements pénitentiaires
Historique d'une politique commune

 Les
principes communs de la politique d'action culturelle du ministère
de la Culture et de la communication et du ministère de la
Justice sont définis par le protocole d'accord interministériel
de 1986. Ces objectifs sont de favoriser la réinsertion
des personnes détenues, encourager les prestations de qualité,
sensibiliser et associer chaque fois que celà est possible
les instances locales à ces actions.
>Le
protocole d'accord interministériel
Un second protocole d'accord signé en 1990 affirme
quatre principes de fonctionnement: territorialisation, professionalisation,
programmation, évaluation..
Deux circulaires
élaborées conjointement par les deux ministères
précisent:
- le fonctionnement des bibliothèques et ledéveloppement
des pratiques de lecture dans les établissements pénitentiaires,
daté du 14 décembre 1992
>Annexes (1 660 ko)
- la mise en oeuvre des programmes culturels adressés aux
personnes placées sous main de justice, daté du
30 mars 1995
>Circulaire
Un des objectifs
prioritaires de ce partenariat est de favoriser l'accès à
l'art et à la culture aux personnes placées sous main
de justice, d'améliorer les conditions matérielles
de diffusion du livre et des champs artistiques par "le
recours à des artistes confirmés et à des professionnels
du champ culturel pour éviter que se développe une
culture proprement pénitentiaire".
Le 15 décembre 2006 est signée une convention
d'objectifs pour une durée de trois ans entre le ministère
de la Culture et l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire
(ENAP), destinée à promouvoir une dimension culturelle
du milieu pénitentiaire dans un objectif de réinsertion
des personnes placées sous main de justice.
>
La convention d'objectifs
Un dispositif
national

En 1993,
à linitiative de la DRSP de Bordeaux et de la DRAC
d'Aquitaine, une première mission de développement
de la lecture en milieu pénitentiaire a été
menée par l'agence de Coopération des Bibliothèques
en Aquitaine (CBA).
En 1994, la Direction de ladministration pénitentiaire
et la Direction du livre et de la lecture ont encouragé la
généralisation sur tout le territoire de ces missions
régionales de développement de la lecture.
A partir de 1997, ces missions se sont progressivement étendues
à lensemble du champ culturel et ce, avec le soutien
de la Délégation au développement et à
laction territoriale.
Aujourdhui, dans chaque région, le dispositif est piloté
conjointement par la Direction régionale des affaires culturelles
et la Direction régionale des services pénitentiaires.
Ces missions, dont la coordination nationale a été
dévolue à la Fédération Interrégionale
du Livre et de la Lecture (FILL), ont été confiées
prioritairement à des structures régionales de coopération
entre bibliothèques.
Le protocole d'accord interministériel de 1990 présentait
la région ou le département comme "le niveau
le plus pertinent où peuvent se conclure, chaque année,
des conventions programmes entre les services extérieurs
des deux ministères". Il affirmait une exigence
de professionnalisation des interventions culturelles et la nécessité
d'articuler dans une programmation les différentes propositions
culturelles les unes par rapport aux autres selon leurs modes et
leurs secteurs d'intervention.
Ainsi, à partir dune étude précise de
loffre culturelle en direction des personnes placées
sous main de justice, les missions régionales ont pour objectif
la mise en place de politiques partenariales contractualisées
entre les collectivités territoriales et les établissements
pénitentiaires.
En février 2001, la DRSP et la DRAC Languedoc-Roussillon
signaient une convention régionale de partenariat (cliquez
ici pour la télécharger au format pdf).
Aujourd'hui, ce dispositif national est déployé dans
17 régions.
Coordonnées
des chargés de mission
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Développement
culturel en milieu pénitentiaire en Languedoc-Roussillon

La C2LR intervient
depuis 1994 dans la promotion du livre, de la lecture et du développement
culturel auprès des six établissements pénitentiaires
de la région Languedoc-Roussillon :
maison d'arrêt de Mende ;
maison d'arrêt de Nîmes ;
maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone ;
maison d'arrêt de Béziers ;
maison d'arrêt de Carcassonne ;
centre pénitentiaire de Perpignan.
Elle travaille en relation étroite avec les bibliothèques
publiques et les structures culturelles.
Cette politique de partenariat se traduit par l'intervention de
bibliothécaires professionnels, la mise en place de dépôts
de documents, la formation de détenu-bibliothécaires
et d' agent de justice responsable de bibliothèque, ainsi
qu'une aide pour développer les collections et les animations
autour du livre et de la lecture.
Le chargé de mission a un rôle de conseiller pour l'organisation
des dispositifs existants, de médiateur entre tous les partenaires
(DRAC, Direction Régionale des Services Pénitentiaires,
Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation, établissements
pénitentiaires, équipements et services culturels
des collectivités territoriales, acteurs locaux de la culture)
pour initier, développer et pérenniser les actions
culturelles en milieu pénitentiaire.
Lobjectif consiste dune part à intégrer
la prison dans le paysage artistique et culturel de la cité,
dautre part à contribuer à une meilleure réinsertion
des personnes incarcérées.
Quelques
actions significatives

Les "Ateliers pluriels" de la maison d'arrêt
de Nîmes
(juin-décembre 2001/ septembre-décembre 2002)
 Un
atelier pluridisciplinaire à la maison darrêt
de Nîmes.
La mise en place de quatre ateliers (écriture, lecture, reliure
et arts plastiques) répond à la volonté du
SPIP de développer les pratiques artistiques à la
maison darrêt de Nîmes et surtout de donner une
cohérence au programme culturel mis en uvre depuis
plusieurs années. Dès lors simposait à
lensemble des partenaires doffrir aux détenus
des ateliers qui traversent différentes pratiques artistiques,
avec le souci de développer des passerelles entre ces ateliers.
Les détenus sont libres de choisir latelier auquel
ils participent. Chaque atelier fonctionne avec sa logique propre
mais avec comme finalité la réalisation dun
projet commun : la production de livres d'artistes.
Cette articulation permet de coordonner et de donner un sens à
lensemble des ateliers. Ainsi les différents groupes,
les différentes pratiques se retrouvent autour dun
travail collectif qui bien souvent est difficile à mener
dans le contexte dune maison darrêt.
 Ces
ateliers sont animés par des professionnels de la région
:
atelier d'écriture : Jean-Paul Michallet, écrivain
;
atelier lecture : Elvire Ferrand, comédienne ;
atelier peinture-gravure : Mélanie Bide, plasticienne
;
atelier reliure : Claude-Adélaïde Brémond,
relieur d'art.
Des enregistrement ont été réalisés
dans le cadre de l'atelier de lecture animé par une comédienne.
Les détenus participants ont ainsi travaillé sur leurs
propres textes issus de l'atelier d'écriture.
Ecouter un extrait du CD
"Pas un mot"
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Un atelier cinéma en milieu ouvert
(avril-mai 2001 et novembre 2001)
 Organisé
par le SPIP de l'Hérault et l'association Ciné Garage,
cet atelier s'adressait à des personnes placées sous
main de justice, en milieu ouvert. L'objectif de ce travail consistait
en l'écriture et la réalisation d'une fiction.
Cette action a nécessité en amont, un important travail
de sensibilisation au projet. La forte implication des travailleurs
sociaux du SPIP a ainsi permis de constituer un groupe d'une dizaine
de personnes.
Organisé dans un premier temps sur la base du volontariat,
il s'est agit très vite de donner un cadre plus contraignant
à cette expérience. Ainsi plusieurs des participants
ont suivi cet atelier au titre de l'exécution d'un travail
d'intérêt général.
Les participants ont travaillé sous la direction d'un intervenant
professionnel et ont abordé avec lui les différentes
phases de la réalisation d'un court-métrage : entraînement
aux techniques d'écriture d'un scénario, écriture
d'un scénario, jeu face à la caméra, découpage
technique, repérages, préparation du tournage et enfin
durant trois journées, le tournage à proprement parler.
©
Photos Richard Bruston
De chiffres et de galère
Producteur : Ciné Garage
Décembre 2001 - Couleur - 5'
Support : VHS
La cassette du court-métrage est disponible auprès
de la C2LR
Prix de vente : 8 €
Commander
Des
chiffres et de galère dans la presse
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